En acceptant de suivre Benjamin Nétanyahou dans son offensive contre l’Iran, Donald Trump a montré, une fois de plus, le peu de cas qu’il faisait des institutions de son pays puisqu’il n’a même pas consulté le Congrès. C’est un exemple supplémentaire de la dérive antilibérale initiée et renforcée jour après jour par le Président américain. Une étude internationale comparant les systèmes démocratiques montre l’ampleur de la régression américaine, passée en quelques mois de la 20e à la 51e place parmi les démocraties mondiales. Mais c’est aussi la faible réaction, pour ne pas dire la complaisante inertie, des contre-pouvoirs censés équilibrer l’exécutif, qui explique ce résultat catastrophique. Si les élus du peuple ne cherchent même pas à défendre les prérogatives que leur garantit la Constitution, l’érosion démocratique voulue par Trump ne peut que se poursuivre.
L’opération « Fureur épique » contre l’Iran a été initialement justifiée par la perspective d’un changement de régime, non sans revirements, confusions et contradictions. Peu de scénarios paraissent néanmoins crédibles proposant une alternative au régime des mollahs. Ces derniers mois, le fils du dernier Shah d’Iran, Reza Pahlavi, s’est manifesté, se disant prêt à revenir dans son pays. Qui est-il ? Quel est son parcours ? Quel est son projet ? Le journaliste franco-israélien Michel Taubmann, qui a publié un livre d’entretien avec lui, présente ici la personnalité de cet exilé qui se présente comme une alternative à la théocratie au pouvoir à Téhéran depuis 1979.
En France, le bilan des élections municipales montre les bons scores réalisés par les candidates et les candidats de La France Insoumise auprès des jeunes électrices et électeurs. Pour Guillaume Duval, cette préférence électorale s’explique par une contradiction qui n’a cessé de s’aggraver entre leur formation, qui a élevé leurs aspirations professionnelles, et la réalité du monde du travail, où diverses mesures favorisent les emplois faiblement rémunérés. Il est vain de prétendre répondre à LFI sans trouver une issue au sentiment de déclassement que vit une partie de la jeunesse.